Aérodrome : l'invitation à prendre de la hauteur
Jean-Paul Rendu et Florent Treilhes travaillent ensemble à la promotion de l'aéro-club. Le printemps est là et, avec lui, les Ailes soissonnaises et l'Association sportive vélivole vont reprendre la voie des airs, avec déjà un temps fort programmé les 6 et 7 juin à l'aérodrome.
MALGRÉ l'altitude et le beau temps, leur horizon n'est, aujourd'hui, guère dégagé en raison des projets d'extension de la zone d'activité du plateau.
Pour autant, les associations utilisatrices de l'aérodrome de Soissons-Courmelles ne manquent ni de dynamisme, ni d'idées de développement.
Les Ailes soissonnaises comptent de l'ordre de 70 adhérents, dont près d'un tiers d'élèves. « Nous sommes l'aéro-club le plus dynamique de Picardie. On frise les mille heures de vol par an quand les autres en font cinq à six cents » souligne l'un des piliers des Ailes, et instructeur, Jean-Paul Rendu.
Le plus jeune des apprentis pilotes de l'association, Pierre Lefranc, n'a que 17 ans mais il est déjà promis à un bel avenir. « Il a tout de suite compris. Il est étonnant », note Jean-Paul Rendu. L'Association sportive vélivole soissonnaise (ASVS) regroupe, elle, trente-sept membres, dont une douzaine de moins de 25 ans. « Nous sommes le 1er club picard avec plus de 1 200 heures de vol en 2008 », se félicite Florent Treilhes. Pour Jean-Paul Rendu comme pour Florent Treilhes, la force d'un aéro-club, c'est notamment de servir de tremplin à des vocations professionnelles dans l'aéronautique. « En volant en aéro-club, on apprend plein de choses qui servent, plus tard, lorsqu'on est professionnel », confie Florent Treilhes, aux yeux duquel « les associations ont toute leur place dans la structure aérodrome. Dans un club, il y a le facteur humain. On est au contact des plus anciens. » Les Ailes soissonnaises et l'Association sportive vélivole - auxquelles il convient d'ajouter les Constructeurs amateurs d'aéronefs - ont ainsi, au fil des années, nourri de nombreuses vocations, Florent Treilhes en est un exemple (très) concret puisqu'il est aujourd'hui pilote de ligne à Air France.
Portes ouvertes en juin « Le fait d'avoir un terrain à Soissons, c'est une passerelle vers Roissy. Cela crée une émulation », juge le trentenaire. Pour lui comme pour Jean-Paul Rendu, si, demain, « on ferme l'aérodrome, on enclave encore un peu plus la ville ». Enfin, et ça n'est le moindre des arguments en leur faveur, l'aviation c'est évidemment une invitation à prendre de la hauteur et, surtout, une invitation au rêve et à l'évasion. Dans les semaines qui viennent, avec le retour des beaux jours, les deux clubs accueilleront des scolaires. Le week-end des 6 et 7 juin, l'aérodrome ouvrira ses portes au public, au cours de deux journées où il sera bien évidemment possible de prendre la voie des airs, le temps d'un baptême et d'une découverte du Soissonnais vu du ciel.
Philippe Robin
www.ailes-soiss.fr,
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